LUI QUI N'Y POUVAIT RIEN
Là-bas où il fait toujours nuit,
Là-bas où il fait tout le temps noir,
Où dormir est devenu son seul échappatoire,
En essayant d'oublier les cris des fusils.
Seul, il cherche son chemin,
Car la guerre lui a pris les siens,
Lui qui n'a rien demandé à personne,
Effrayé, il entend son cœur qui résonne.
Son quotidien à lui,
Petit enfant de la guerre,
C'est de sauver sa vie,
Comme lui a demandé son père.
Les hommes armés courent devant lui, les assassins,
Mais n'entendent pas ses cris,
Lui, petit être, perdu dans la nuit,
Qui, petit à petit, meurt de faim.
Au petit matin, il est retrouvé gisant sur le trottoir,
Il est partis rejoindre les siens,
Pour lui qui avait crié son désespoir,
Maintenant c'est la fin.
Petit enfant qui n'avait rien demandé à personne,
Petit être qui n'y pouvait rien...